16 févr. 2017

#JeudiAutoEdition - Qui sont ces auteurs ? #17



Le #JeudiAutoEdition est un rendez-
vous que je suis de très près depuis un petit moment et n'ayant pas toujours une lecture sous la main, je préfère mettre en avant un ou une auteur auto-éditée, ce qui, je l'espère, vous permettra de le ou la connaître un peu plus et pourquoi pas, la curiosité fera le reste ... 






Cette semaine, c'est au tour de Marianne BP





Pour commencer, pouvez-vous nous faire une petite présentation rapide pour ceux et celles qui ne vous connaissent pas encore ? (D'où vous venez, les études faites, etc.)

Bonjour à toutes & tous,
Pour commencer, je suis très galante, j'aime tenir la porte aux femmes, leur tirer la chaise, les servir avant les hommes, j'aime aussi tirer la chaise aux hommes, leur tenir la porte etc. lorsque je suis la seule femme. Ps : je ne porte pas les valises vraiment trop lourdes malheureusement.
Je suis auteure interprète et vidéaste. J'aime les gens, leur psychologie et leurs histoires. J'aime aimer et conseiller, m'immerger dans les profondeurs humaines avec une bouée de sauvetage. J'aime aussi le « hasard » de la vie, changer de direction parce qu'un inconnu a dit : « gauche » pendant que je me demandais quelle direction prendre.



Quel est votre univers livresque ?

J'ai beaucoup lu de livres informatifs à tendances scientifiques, très peu de romans en fait, je les compterai peut-être sur les 10 doigts de ma main, Dino Buzzati, Nothomb, Baudelaire...
Ce n'était pas inscrit dans la culture de mon foyer familial, ma mère était technicienne en volcanologie. A la maison, il n'y a jamais eu aucun roman, simplement quelques livres de géologie, géophysique. Je n'ai commencé à lire à mon initiative qu'à l'âge de 17 ans et par nécessité, il me semble, après un impressionnant accident de la route qui m'aurait à priori, souffler la lecture.
Un peu de philosophie, de physique, de psychologie, de mathématiques.
Ce que j'aime dans les livres « informatifs » c'est que je reste très active en lisant, je prends des notes, je pense, je cherche. J'ai également pratiqué le livre audio (pamphlet de la liberté totale des yeux).

J'ai pour projet d'enregistrer mon roman «  Rose ascendant pourpre » en audio pour les gens qui souffriraient du même syndrome que moi. Moi je préfère entendre des histoires plutôt que les lire à moins que je sois enfermée dans le métro parisien ou parfois les lignes d'un livre sont un doux refuge. Pour l'instant, le métro fut mon unique lieu de lecture intégrale de romans. Il semblerait que je préfère écrire.




Qui vous a donné l'envie d'écrire à votre tour ? Quel est votre objectif lorsque vous écrivez ? (Donner du plaisir, vous évader, faire partager, etc.)

Il me semble que ce sont mes tripes qui m'ont donné l'envie d'écrire. A 18 ans, prise d'une pulsion anxiogène, je suis allée à mon ordinateur, les yeux plissés, le cœur bloqué et j'ai commencé à écrire l'âme mi-close, il en est sorti un poème type prose et j'ai continué, le temps d'un recueil de 15 poèmes.
Mon entourage n'a pas cru que j'en étais l'auteur. Alors ça m'a conforté, sciée ! Canular, farce, Banane du siècle (citation de Booba), Ils me soufflaient qu'ils trouvaient mes écrits tellement impressionnants qu'il était physiquement impossible que j'en sois l'auteur ! Bel encouragement...
J'ai continué et j'ai écrit ce livre avec le soutien conditionnel d'amies (Hélène, Lucie, Majda) qui me téléphonaient régulièrement pour que je leur lise le brand new chapitre ( #encore du livre audio #pamphlet de la liberté des yeux) Ces amies me parlaient avec amour de leur voyage visuel via cet humble vaisseau qu'était mon livre en chantier. J'en étais enchantée ! Merci les filles pour votre regard qui m'a permis de mieux voir ! Il y eu aussi Eric et Caro, fans inconditionnels de mes associations d'idées perchées.




Comment s'est déroulé l'écriture du roman (ou des romans) ?

Soutenue, rapide et assidue avec de très longues pauses.
J'avais un souci d'authenticité émotionnelle et je ne voulais pas doubler (dépasser) mon imagination. Je ne voulais pas combler ses trous (ses manques de maturation) avec du plâtre superficiel. J'ai attendu à trois (longues) reprises afin d'être plutôt sûre qu'elle fût bien réelle.



Vous imposez-vous un rythme d'écriture ou écrivez-vous quand l'inspiration est là ?

Je m'impose un rythme d'écriture très assidu. Avec un système d’extraction de l'inspiration « capitaliste », à l'image des systèmes posés sur les puits de pétrole, j'ai tiré instinctivement jusqu'à l’asséchement, l'épuisement. Après chaque tir, je raffine, je sculpte la rythmique, la précision, le style, mes obsessions.

Une fois épuisée, je laisse le puits en jachère, et je me remplis d’expériences de vie, de réflexions sur ce pétrole que je viens de raffiner. Je plonge dans le puits, puis j'essaie de débusquer le sens... des vecteurs qui prédiraient l'avenir de l'histoire. Une maturation.
Puis je réinstalle le système d'extraction etc.



Pourquoi avoir choisi l'auto-édition ?

J'ai envoyé mon manuscrit à une petite dizaine de maisons d’édition phares, j'ai reçu essentiellement d'anophtalmes mails et courriers «  désolé mais votre ouvrage ne correspond pas à notre ligne éditoriale. » Puis entre deux murs bien hauts, au 9ème envoi, j'ai reçu un bel encouragement d'un éditeur plutôt bien-vu. Qui me remerciait en qualifiant ce roman de touchant, d’intéressant.
J'ai refermé les murs comme deux pans d'un livre et je n'ai plus rien envoyé. Puis un soir d’anniversaire, je me suis dit ok mes livres vivent dans un carton ! C'est ridicule, je ne suis plus si adolescente pour attendre l'accord d'un Papa-éditeur pour me permettre de quitter le nid parental (ici un carton) autant l'auto-éditer, qu'il voyage un peu ce livre ; les billets d'avion ne sont pas si chers. Et rien ne vaut un voyage partagé. Hop J'ai lancé la machine de l'auto-édition.



Comment avez-vous vécu l’enthousiasme des premiers lecteurs ? Le retour des critiques, positives comme négatives.

J'ai bien vécu les critiques positives. Pour les critiques négatives j'ai tellement arrêté de roman en cours qu'il serait indécent d'en vouloir à un lecteur de ne pas adhérer à « Rose ascendant Pourpre ». D'autant que je n'ai pas un style académique.



Comment s'est passé le choix de la couverture du roman ? Y avez-vous participé ? Si non, qu'auriez-vous changé ?

J'ai participé à la conception de la couverture, avec Guillaume Saix, son auteur graphique. J'ai orienté des choses mais sans vouloir tout diriger – l'homme ayant aimé le livre, cela en est en grande partie sa jolie interprétation.



Si vous pouviez donner vie à l'un de vos personnages, lequel choisiriez-vous et pourquoi ?

Le mère pour qu'elle raconte sa vision des choses.



Sur quel projet êtes-vous en ce moment ?

J'ai un autre projet de roman qui mature dans son puits.
J'ai ce projet musical, poético-électronique qui vient de sortir. Des chansons fables surréalistes sur Paris pour détendre les citadins. Un doux refuge, un voyage imaginaire & musical : Aparté « Parisienne » Marianne BP meets 303 Box.(En écoute sur deezer, itunes, youtube, facebook: Marianne BP page ACTU-L)
J'ai un projet trip-hop hommage aux standards de jazz qui va sortir.
J'ai de nombreuses réalisations vidéo en cours comme je suis également vidéaste !



Auriez-vous des conseils d'écriture pour nos jeunes débutants ?

Débutez ! N'ayez pas peur.



Un petit mot pour la fin ?

Honneur aux dames. Je vous en prie Audrey : ?
Je ne voulais pas écrire un vrai roman mais un roman vrai.
Il est à vous ! Bonne baignade !

1 commentaire:

  1. Je ne connaissais pas l'auteure, mais j'ai pris plaisir à parcourir le jeu des questions/réponses :)

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A ton tour de parler ☺