11 mai 2017

#JeudiAutoEdition - Qui sont ces auteurs ? #29



Le #JeudiAutoEdition est un rendez-vous que je suis de très près depuis un petit moment et n'ayant pas toujours une lecture sous la main, je préfère mettre en avant un ou une auteur(e) auto-édité(e), ce qui, je l'espère, vous permettra de le ou la connaître un peu plus et pourquoi pas, la curiosité fera le reste ... 





Cette semaine, c'est au tour de Camille X.Morgan


Camille X. Morgan






Pour commencer, pouvez-vous nous faire une petite présentation rapide pour ceux et celles qui ne vous connaissent pas encore ? (D'où vous venez, les études faites, etc.)

Bonjour, je suis Camille, dans la trentaine avancée, marié, père de deux mignonnes (et parfois très énervantes, aussi) petites jumelles de 5 ans. J’ai un lapin aussi, qui s’appelle Quarks. J’ai bougé dans pas mal de coins en France et même vécu en Belgique quelques années. Niveau études, je me suis arrêté au bac.
J’essaie de toucher à toutes ses formes, mais je suis limité (comme beaucoup) par des journées de 24h, c'est très handicapant. ^^
J’écris, je dessine (pas assez), je joue de la musique (mais je ne compose pas encore, un jour qui sait), j'ai fait du théâtre.



Quel est votre univers livresque ?

J’aime lire de tout, du moment que le rythme est là et que j’arrive à m’attacher aux personnages. Malheureusement, je ne prends pas le temps de lire autant que je voudrais, et je lis lentement, ce qui n'aide pas...
Je pense avoir commencé sérieusement à lire avec des policiers puis je suis passé par les aventures de Jules Verne, plus particulièrement « l'île mystérieuse » qui m'a beaucoup marqué. J'ai poursuivi les classiques avec Alexandre Dumas et Sir Arthur Conan Doyle. Je ne compte pas les Zola, Maupassant et autres Voltaires, obligatoires au lycée, et qui ont été des calvaires plus qu’autre chose.
J’aime aussi Stephen King et Chuck Palahniuk, l’auteur, entre autres, de « Fight Club », qui a une façon d’analyser la société qui m’impressionne chaque fois, sans compter sa capacité à faire glisser le lecteur dans le fantastique en partant d’un monde tout à fait banal.
Dans le monde de la fantasy, je n'ai pas honte de dire que je n'aime pas Tolkien, mais j'aime beaucoup Diane Wynne Jones (auteur entre autres du « Château de Hurle », dont est tiré le film « Le château ambulant »de Miyazaki), surtout pour son cycle de Chrestomanci.
Après, je ne m’arrête pas à mes lectures pour me nourrir d’idées, j’aime beaucoup le cinéma, par exemple, et j’essaie de garder en tête les détails de la vie autour de moi, même dans les moments les plus anodins du quotidien.

Pour mes mondes d'écriture, ce sont les personnages qui commandent et impriment l'univers de l'histoire dans laquelle ils évoluent. Je ne veux pas me cantonner pas à un style. J'écris ce qui me passe par la tête. De la fantasy, du steampunk, du fantastique, de la SF ou de la romance. Ou plusieurs mélangés. C'est pour ça qu'il n'est pas toujours facile pour moi de ranger mes histoires dans des cases bien précises.




Qui vous a donné l'envie d'écrire à votre tour ? Quel est votre objectif lorsque vous écrivez ? (Donner du plaisir, vous évader, faire partager, etc.)

Ça fait un peu cliché, mais c’est pourtant la vérité : j’écris des histoires depuis que je sais tenir un stylo. J'adore raconter des histoires (et je crois qu'au moins une de mes deux filles a déjà récupéré le virus, d'ailleurs). Je crois que c'est un besoin vital.
Évidemment, au début, ça n’était que des tous petits trucs, mais vers 12 ans, j’ai commencé à beaucoup gratter, pour des histoires longues, certes pas toujours très construites (lire : jamais) et rarement terminée (sur le papier, au moins).
En parallèle, je dessinais et j’ai commencé à faire une BD : les aventures autofictionnelles de mes amis et moi, dans un univers d'heroic fantasy. Un mélange de Chroniques de la guerre de Lodoss et Parker Lewis. On doit pouvoir y trouver un peu de Dragonquest aussi. Du grand n’importe quoi. J'ai un peu laissé tomber l'écriture à ce moment, parce que dessiner prenait tout mon temps libre (ce qui explique mes notes très moyennes au bac).
Quand, au bout de quelques années, j’ai voulu reprendre le scénario depuis le début pour apporter une cohérence à cette histoire qui grandissait beaucoup plus vite dans ma tête que sur le papier, j’ai replongé dans l'écriture pour ne plus m’arrêter. Cette histoire est encore en chantier et le restera encore longtemps, je pense, même si j’en ai déjà écrit une bonne partie.

En 2011, après 2 années à ne pouvoir le faire à cause d'un agenda trop chargé, j'ai enfin pu participer au NaNoWriMo (le challenge d’écriture de (1er jet de) roman en 1 mois, qui a lieu tous les ans au mois de novembre). C’est à cette occasion que j’ai écrit le premier jet de l’Horloge de la XIII° Heure, et que j'ai compris que j'allais écrire encore beaucoup d’histoires.

L'objectif de l'écriture est forcément multiple. Il y a le plaisir de créer des univers et des aventures, celui de raconter quelque chose, celui de s'évader dans un autre monde le temps de l'écriture, mais aussi celui de prendre le lecteur par la main, de lui faire croire qu'on va quelque part et ensuite mettre de jolis twists, pour le surprendre et le dérouter jusqu'à la fin. L'objectif est que la personne qui lit se sente lié au personnage principal, qu'elle ressente les mêmes choses.


Comment s'est déroulé l'écriture du roman (ou des romans) ?

Ça dépend ! (oui, ça dépasse, forcément).
En fait, ça dépend de l’histoire et donc des personnages. Après, en général, quand j’ai une idée, je la jette d'abord sur papier, littéralement. Pour tout ce qui est recherches, j’aime écrire sur des cahiers ou des feuilles volantes (pas forcément simple pour s'y retrouver ensuite, surtout quand il y a 5 versions différentes d’une même scène), parce qu’il y a un rapport différent entre le stylo qui glisse sur la fibre et les doigts qui dansent sur le clavier tels les hippopotames de Fantasya (même si j'écris plus vite sur ce dernier, et que CTRL+Z, c'est plus pratique et moins moche que les ratures. :D)

Pour l'Horloge, j'avais planifié beaucoup de choses, les personnages, les liens, les grands événements... J'ai passé beaucoup de temps à glaner des informations sur l'Exposition universelle pour en avoir une représentation la plus fidèle possible. J'ai acheté un bon nombre de livres d'époque pour être dans l’ambiance originale. J'ai lu les journaux de l'époque aussi. C'est d'ailleurs durant cette phase que j'ai trouvé un petit encart qui parlait des deux suicides dont je suis parti pour l'intrigue. Ça m'a obligé à changer quelques pans de l'histoire, mais comme j'adore amincir au maximum la limite entre le réel et la fiction, j'ai fait cet effort pour avoir un point de départ ancré dans l’Histoire, même si ça ne se veut pas un récit historique.
Évidemment, il y a eu beaucoup de modifications au cours de l'écriture et lors des nombreuses phases de corrections puisque, entre les personnages qui n'en font qu'à leur tête et les choses incohérentes qui ne choquent pas de primes abords, il faut bien s'adapter.

Pour Virtuelle Amnésie, je suis parti de rien. J'ai écrit cette grosse nouvelle pour un camp NaNo. Avant de poser les mains sur le clavier, je n'avais absolument aucune idée de ce que j'allais raconter, sans blague. Là, ce sont les personnages et leurs propres choix qui m'ont complétement guidé. L'avantage était qu'il n'y avait pas besoin de recherches puisque l'univers était créé de toutes pièces ou presque. En revanche, la phase de corrections a été plus compliquée puisqu'il a fallu faire un gros travail de mise en cohérence au moins parce que les personnages avaient muri dans mon esprit au fil de l'écriture.

Pour Au Rendez-Vous, mon prochain roman, qui devrait bientôt sortir (pour Pâques, je pense), je voulais raconter une histoire « simple », sans voyage dans le temps, sans meurtre, sans rien qui sorte du « normal ». C'était une expérience nouvelle pour moi.
Je l'ai écrite lors d'un NaNo (oui, encore ^^) et, comme trop souvent, je n’ai pas eu (pris) le temps de bien préparer, je n'ai donc écrit qu’un très très vague scénario sur un post-it et je suis parti quasiment à l’aveugle.
Et quand je dis que les personnages font ce qu'ils veulent, j'en ai le parfait exemple ici, puisque l’un d’eux, qui n'était absolument pas prévu à l'origine, est apparu lors d'un début de chapitre et a pris une place de premier ordre, sans que je m'en rende compte immédiatement ni que je sache comment.
Vraiment, l'écriture d'une histoire dépend de son thème, de son contexte, et surtout des personnages.


Vous imposez-vous un rythme d'écriture ou écrivez-vous quand l'inspiration est là ?

Encore une fois, ça dépend.
J’ai eu une routine pendant longtemps, à écrire quotidiennement ou presque, mais finalement, aligner les mots juste pour dire que j'avais fait mon quota m'ennuyait plus qu'autre chose. Alors j’ai arrêté. Je le refais de temps en temps, mais ça ne dure jamais plus que quelques semaines. Sans compter qu'il faut composer avec la vie (famille, travail, amis, les différentes associations dont je fais parti, tout ça...)
Il m’a fallu de nombreuses années pour comprendre qu’en fait, je suis quelqu’un d’assez monomaniaque. Quand je fais quelque chose, je ne fais que ça, parce que j'ai peur de perdre « la flamme », l’inspiration, l’élan. Quand je suis dans ma phase d’écriture, je ne fais plus que ça, pendant des jours. En dehors de ces périodes, comme je fais quelque chose d'autre à fond, je ne me force plus à écrire. Par contre, de temps en temps et en parallèle du reste, je fais du betareading pour d'autres auteurs, ça permet aussi de garder l'esprit affûté.

En 2013, pour palier un manque de motivation, je m’étais lancé le défi d’écrire une très courte nouvelle par jour, entre 200 et 2000 mots. C’était intéressant pour plusieurs raisons. D’abord, je n’avais pas l’habitude d’écrire du très court. Il fallait donc trouver quelque chose à raconter de nouveau chaque jour et en faire quelque chose de fini, et donc maîtriser la concision, mais sans faire trop taillé à la serpette dans l’histoire. Heureusement, pour les thèmes, j’ai été aidé par la communauté du NaNo qui me fournissait tous les jours une phrase pour me lancer dans mon histoire. J’ai parfois eu droit à des phrases bien tordues, mais ça m’obligeait à être créatif. C'était bien parce que j'ai dû écrire au passé, au présent, au futur, je crois, même ; à « je », à « il », et même à « tu ». Toutes les franges de la SFFF ou de la littérature dite « blanche » y sont passées.
Malgré les contraintes, il y avait l'avantage de ne pas avoir la lourdeur que peut revêtir l’écriture d’une histoire longue, un travail qui dure sur plusieurs semaines (voire plus), pas de risques d’oublier un détail important ou perdre du temps à retourner en arrière pour vérifier que l’héroïne porte des chaussures rouges et pas noirs, ce genre de désagréments.
Résultat de l’opération, j’ai tenu un peu plus d'une centaine de jours avant d'entamer le NaNo, ce qui m'a fait environ130 jours d'écriture non-stop. Si je suis sorti de là un peu usé, j’ai quand même senti que cette « épreuve » m’avait aidé à délier mon esprit sur la façon de formuler les choses. J’avais, grâce à cela et d’après le retour de lecteurs et lectrices, réussi à améliorer mon écriture.
Mais c'est comme le sport, si on ne pratique pas pendant un long moment, on perd la fluidité acquise, donc même si ça n’est pas perdu, il faut un moment de chauffe pour s’y remettre.

Dans tous les cas, même si écrire de façon régulière est une bonne chose, il ne faut pas que ça devienne une contrainte. Le premier point, c’est quand même de se faire plaisir.




Pourquoi avoir choisi l'auto-édition ?

Comme beaucoup de monde, je pense, j’ai envoyé mon premier manuscrit à des éditeurs, mais plus que les refus polis par lettres-types, ce sont les absences de réponses qui m’ont le plus ennuyé, du fait de la perte de temps que cela induit.
L’autoédition permet d’être flexible, rapide et de gérer tout le processus de création du texte à la couverture. Elle permet aussi d'être plus proche des lecteurs. En revanche, elle demande beaucoup de rigueur, notamment au niveau des corrections orthographiques et grammaticales ou de la conduite des projets (finir quelque chose est toujours compliqué, quand on est tatillon).
À mon sens, le problème de l’autoédition reste la difficulté de faire la promotion pour faire connaître les œuvres, surtout pour moi qui ne suis pas forcément bon pour ce genre de choses.



Comment avez-vous vécu l’enthousiasme des premiers lecteurs ? Le retour des critiques, positives comme négatives.

L’enthousiasme des lecteurs est toujours agréable, je crois que personne ne dira le contraire, mais je fais toujours attention de ne pas trop écouter les sirènes des compliments. J’ai toujours secrètement peur qu’on ne me dise du bien de ce que j’écris que pour me faire plaisir ou par peur de me blesser. Je préfère des avis argumentés, bons ou mauvais, aux classiques « j'ai adoré » ou « c'est nul », le but est quand même de faire toujours mieux au texte suivant. Je sais aussi que tout ne peut pas plaire à tout le monde, même s’il y a des sujets plus fédérateurs que d’autres.
J’ai la chance d’avoir eu beaucoup de retours positifs pour de très rares négatifs. J’ai même reçu une jolie lettre d’une lectrice, et comme ça, il est clair qu’elle n’était pas obligée de le faire, je ne peux qu’être sûr de sa sincérité.



Comment s'est passé le choix de la couverture du roman ? Y avez-vous participé ? Si non, qu'auriez-vous changé ?

Celles et ceux qui me suivent depuis quelques mois au moins, savent que je viens de changer la couverture de l’Horloge de la XIIIe Heure. Sans entrer dans les détails, je n’avais pas vraiment eu la main de la première édition et on m’avait laissé un carré de 11x11cm de liberté pour laquelle j’étais assez content au final, mais qui ne reflétait pas ce que je voulais pour ce roman. C’est pourquoi je l’ai redesigné en mars. À présent, j’en suis tout à fait content parce qu’elle correspond à ce que je voulais. (Après, je dis pas que quand la suite sortira, je n’y retoucherai pas, mais je ne veux pas tomber dans le syndrome Georges Lucas. Il faut savoir lâcher un projet pour pouvoir passer au suivant, même si c’est très difficile.)

Pour Virtuelle Amnésie, je l’ai entièrement réalisée et j’en suis content. Elle correspond à ce que j’avais en tête dès le départ.

Pour Au Rendez-Vous, je viens de la terminer et bien qu’elle puisse paraître très simple — je la voulais très épurée —, elle concentre l’esprit du livre, donc j’en suis très content.


Si vous pouviez donner vie à l'un de vos personnages, lequel choisiriez-vous et pourquoi ?

Alors, ça, c’est une question difficile, je ne sais pas vraiment. J’aime beaucoup la plupart de mes personnages, les bons comme les méchants, mais s’ils venaient à prendre vie dans le monde réel, je ne sais pas quel bazar ils seraient capables d'y mettre, alors je préfère ne pas penser à cette éventualité.
Allez, pour répondre quand même quelque chose, je dirai Georges, mais comme c'est un personnage du prochain livre, je ne peux rien dire sans spoiler. J’espère que cette réponse parlera aux lectrices et aux lecteurs dans quelques semaines ;)



Sur quel projet êtes-vous en ce moment ?

Les derniers temps, je me suis éparpillé et j'ai un peu perdu en efficacité (lire j’avais le rendement d’une sardine à l’huile). Heureusement la perspective de cette interview m’a permis de remettre les choses à plat et de leur donner la priorité que chacune méritait.
Je viens donc de finir la nouvelle couverture de l’Horloge. Je viens de terminer celle du Rendez-Vous, je finalise sa mise en page pour lancer la mise sous presse et il sera disponible le vendredi 14 avril (au moins pour la version numérique, mais la version papier ne tardera pas ensuite).

Après quelques jours de vacances bien mérités, je finaliserai les corrections du tome 2 des aventures de Camille (l’héroïne de l'Horloge, je m’appelle comme elle, mais c’est (presque) un hasard, juré).
J’ai déjà écrit une suite à Virtuelle Amnésie mais elle me donne un peu de fil à retordre alors il faudra que je m’occupe de ça, après.

La liste des projets qui suivent est encore très longue, mais je ne préfère pas trop dévoiler de choses, de peur de faire des promesses de Gascon.



Auriez-vous des conseils d'écriture pour nos jeunes débutants ?

Pour paraphraser beaucoup de grands auteurs, je dirai qu'il faut beaucoup lire, beaucoup écrire. Il faut aussi savoir être très autocritique sur son travail, ne pas chercher à écrire ce que le public attend mais ce qu’on a envie d’écrire, ne pas se draper dans son orgueil quand on vous fait une critique, surtout pas quand elle est constructive, même si ça n'est pas toujours facile d'encaisser des mots durs.
Suivez les conseils et règles d’écritures qu’on voit un peu partout, et une fois que vous les maîtrisez, essayer de vous en départir, mais il faut les avoir testées pour savoir comment mieux les contourner. Picasso peignait mieux que 99% des gens avant de partir dans les expériences qu’on lui connait.

Partager avec d’autres auteurs peut apporter beaucoup également, soit en faisant du betareading, (ça permet de trouver des erreurs chez les autres qu’on ne verrait pas forcément chez soi de prime abord et donc de mieux se corriger. Ça permet aussi de garder l’esprit chaud, surtout en période de non écriture), soit en écrivant en groupe, pour garder la motivation, (parce que même si écrire est une activité solitaire, c’est toujours plus sympa quand elle est faite à plusieurs), soit en se lançant des défis un peu fou comme mon marathon de la nouvelle (sous quelque format que ça puisse être, du moment où on y prend du plaisir).



Un petit mot pour la fin ?

Merci beaucoup d'avoir lancé cette initiative et de m'avoir offert l'opportunité de parler un peu de ma façon de voir le monde de l'écriture.

Ça m'a aussi permis de me mettre un petit coup de pied aux fesses pour remettre à jour mon calendrier de travail ! :)








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