5 avr. 2018

#JeudiAutoEdition - Qui sont ces auteurs ? #70 - Zoom sur Nathan Bonvallet



Le #JeudiAutoEdition est un rendez-vous que je suis de très près depuis un petit moment et n'ayant pas toujours une lecture sous la main, je préfère mettre en avant un ou une auteur(e) auto-édité(e), ce qui, je l'espère, vous permettra de le ou la connaître un peu plus et pourquoi pas, la curiosité fera le reste ...



Cette semaine, c'est au tour de Nathan Bonvallet

Les présentations 

Pour commencer, est-il possible de vous présenter en quelques mots ?
(Etudes, métier, loisirs, etc)

J'habite près de Troyes depuis deux ans maintenant car je suis enseignant de lettres modernes dans un collège du département aubois. Je suis né en Savoie mais ai vécu la majeure partie de mon enfance en Isère, un département que j'affectionne beaucoup. Au-delà de la lecture, qui fait l'objet de mon quotidien avec les élèves, je suis un passionné de cinéma et surtout de cinéma d'animation. C'est peut-être pour cela que je pense mes écrits comme des films avant de les rédiger et que ma première nouvelle dans « Le Bal des oubliés » est un hommage à cet art qui me fait tant vibrer.


Quel genre littéraire appréciez-vous lire ?

Je suis assez paradoxal sur ce point-là, j'écris du fantastique mais je n'en lis quasiment pas. Rien de tel qu'un bon Zola pour me transporter. Je n'ai pas vraiment de genre de prédilection, même si je dois avouer être très réticent aux récits sentimentaux.


Quel est votre top 5 des auteurs favoris ?

C'est très difficile de sélectionner des auteurs qui me plaisent plus que d'autres mais en bon prof de français que je suis, je ne peux qu'exprimer mon amour pour Madame de Lafayette (sur laquelle j'ai principalement travaillé pour mes mémoires de recherche à l'université). Ensuite, je pense évidemment à Emile Zola (cela fait quelques années que j'essaie d'arriver au bout des Rougon-Macquart), Mathias Malzieu, Laurent Gaudé, et tant d'autres ! J'aimerais avoir le temps de lire plus encore, mais entre l'écriture, les copies et les cours... le temps libre se fait rare.


    La vie d'auteur
Depuis quand vous êtes-vous intéressé(e) à l'écriture ?

Aussi loin que je m'en souvienne, dès que j'ai su écrire j'inventais des histoires invraisemblables à base d'animaux héroïques. Mes instits ont du lire de sacrés récits ! En tout cas, je me suis lancé dans l'auto-édition à partir de mon premier ouvrage, un livre illustré pour enfants, en 2012.


Qu'est-ce qui peut faire l'objet d'inspiration pour vous ?

Tout peut se prêter à l'inspiration mais je dois avouer que la source de mon inspiration est la musique. Il suffit qu'un titre musical me transporte dans une émotion ou un univers, et l'imagination s'emballe. « La vague dorée » a, par exemple, été écrite sur un titre de Thomas Azier.


Quel est votre rythme d'écriture ?

Les vacances scolaires sont un instant privilégié pour l'écriture mais l'été est la saison que je préfère pour écrire. En période de travail, il m'est plus difficile de me plonger sur mes écrits.


Si vous pouviez donner vie à l'un de vos personnages, lequel choisiriez-vous ?

J'aimerais beaucoup rencontrer Armance, de la nouvelle « Dans mon café » (dans le recueil « Le Bal des oubliés ») parce qu'elle est justement le type de personnage que je ne parviendrai jamais à saisir pleinement. J'envisage souvent mes personnages comme des « types » permettant d'aborder un trait de caractère humain... Le genre de la nouvelle se prête à merveille à cette caractérisation sommaire des personnages. Armance est l'une des rares à être plus complexe qu'elle n'y paraît... d'où mon souhait de lui donner vie !


Sur quel(s) projet(s) travaillez-vous actuellement ?

Après la réédition de mon premier recueil « Le Bal des oubliés » qui vient de sortir sur TheBookEdition.com, je me focalise sur l'écriture de mon premier roman. Une plongée satirique dans une ménagerie anglaise du XVIIIème siècle. L'objectif est de le sortir en fin d'année mais l'inspiration en décidera probablement autrement !



Comment avez-vous vécu l’enthousiasme des premiers lecteurs ? Le retour des critiques, positives comme négatives.

N'ayant pas encore la chance de partager mes ouvrages avec un très large public, je fais face aux critiques bienveillantes de mon entourage et des lecteurs qui apprécient mon style. Cependant, il n'est jamais facile d'entendre des critiques négatives lorsqu'elles attaquent le genre de la nouvelle plutôt que le style. Un exemple parmi tant d'autres : j'affectionne la caractérisation épurée des personnages dans les nouvelles, caractéristique qui ne plaît pourtant pas à tout le monde.



- La publication -

Comment s'est passé votre parcours pour l'auto-édition ?

L'auto-édition est un choix. Un choix qui permet d'être le maître de son ouvrage de A à Z, de la version finale du texte à la couverture. J'ai donc découvert la plateforme d'impression TheBookEdition.com qui fournit un travail de grande qualité sur les ouvrages et me suis lancé en 2012 avec mon ouvrage jeunesse « Gary, lutin timbré » (dessiné par Maxime Lebrun, un illustrateur de talent).


Pour vous, quels sont les avantages ainsi que les inconvénients de cette méthode de publication ?

Les avantages sont nombreux : l'auteur reste le maître à bord de son œuvre, et peut choisir une couverture mûrement réfléchie. Adeline Bourgeois, l'artiste graphiste à l'origine de mes couvertures, a du composer avec mes nombreuses exigences mais les couvertures de mes ouvrages sont appréciées et originales (du moins, je le crois).
Mais évidemment, les inconvénients subsistent, à l'image de la promotion. L'auteur doit porter différentes casquettes pour se faire connaître et démarcher lui-même les journalistes, blogueurs, salons, etc. C'est réjouissant mais surtout chronophage. Les blogueurs littéraires sont donc un véritable soutien et je les en remercie.



- Les petits plus -


Avez-vous une petite anecdote lors d'une rencontre avec vos fans ?

Les « fans », ou du moins les lecteurs enfants sont un vrai bonheur ! Lorsque je suis allé lire « Gary, lutin timbré » dans une école primaire en 2012 j'ai découvert qu'aux yeux des enfants, les personnages « existent ». Plusieurs d'entre eux me promettaient de saluer mon petit lutin Gary s'ils le voyaient le soir de Noël. Quoi de plus beau que de constater que les lecteurs croient en vos personnages ?



D'ailleurs, où peut-on vous rencontrer pour boire un café et/ou pour une petite dédicace ?

Autour d'un café sur Troyes, au beau milieu d'un parc à Grenoble, peu importe mais pour me contacter, rien de tel que ma page Facebook.


Une petite chose à ajouter ?

Merci pour cette interview très plaisante ! J'espère que mes réponses auront intrigué quelques nouveaux lecteurs, prêts à sauter le pas de la nouvelle fantastique, si révélatrice de notre réalité. Mes écrits sont à retrouver sur TheBookEdition.com.


Le Bal des oubliés 

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