19 janv. 2017

#JeudiAutoEdition - Qui sont ces auteurs ? #13



Le #JeudiAutoEdition est un rendez-
vous que je suis de très près depuis un petit moment et n'ayant pas toujours une lecture sous la main, je préfère mettre en avant un ou une auteur auto-éditée, ce qui, je l'espère, vous permettra de le ou la connaître un peu plus et pourquoi pas, la curiosité fera le reste ... 




Cette semaine, c'est au tour de Blue Indigo




Pour commencer, pouvez-vous nous faire une petite présentation rapide pour ceux et celles qui ne vous connaissent pas encore ? (D'où vous venez, les études faites, etc.)

Née en Lorraine, j'ai habité dans le Nord de la France, au bord de la mer pendant plus de vingt ans. Toute la famille aimait lire et mon goût pour la lecture est venue des histoires du soir que me contait mon père dont la fameuse "Petite poule rousse". J'en connaissais le récit par cœur. Ensuite ce fut la bibliothèque rose puis verte, le club des cinq, les romans de Jack London, Flicka, l'étalon noir, toute la série de la petite maison dans la prairie, Agatha Christie, la bicyclette bleue et bien d'autres.
Je me suis essayée à écrire quelques nouvelles et début de romans pendant que je poursuivais une scolarité plutôt orientée vers les sciences. Ces écrits sont restés en l'état sur des disquettes. D'autres projets ont accaparé mon attention : finir ma scolarité, travailler, me marier, élever deux enfants, me reconvertir, créer un centre équestre, faire de la thérapie à l'aide des chevaux. La lecture resta tout de même au centre de mes loisirs avec des policiers, des thrillers. J’ai découvert avec plaisir les mangas et la littérature fantasy à cette époque.


Ce fut après le décès de ma mère et une longue période de deuil que l'envie d'écrire est revenue. Les activités familiales et professionnelles s'étant calmées, je me remets sérieusement à l'écriture. Un premier roman est terminé en 2015 puis un second en 2016.

Aujourd'hui, j'habite dans les Ardennes et je partage mon temps entre les chevaux, la thérapie, la famille, les amis et l'écriture. La lecture reste essentielle pour moi et il n'est pas rare que j'entame plusieurs livres en même temps. Je passe de l'un à l'autre en fonction de mon humeur ou de mes besoins. Les animaux, le respect de la vie et de la Terre, la bienveillance, l'humanisme, la solidarité sont au cœur de mes préoccupations.

Quel est votre univers livresque ?
Je lis de tout : de la fantasy, des romances, des thriller, des policiers, des romans historiques. C’est mon humeur qui dicte le choix.

Je lis également beaucoup de mangas : Stray Dog, Psycho-pass, Divine Nanami, Litte Yu, L’Arcane de l’Aube entre autres.



Qui vous a donné l'envie d'écrire à votre tour ? Quel est votre objectif lorsque vous écrivez ? (Donner du plaisir, vous évader, faire partager, etc.)

Je ne me souviens pas de qui m’a donné l’envie d’écrire. Je me souviens simplement que toute petite je faisais déjà semblant d’écrire en dessinant des vagues sur le papier. Inquiétant, non ? (Rires)

Au départ quand j’ai commencé à écrire, c’était pour évacuer des colères, des angoisses, du mal-être, de la souffrance. Je n’ai terminé aucun de ces récits. Un jour, un ami artiste-peintre m’a dit qu’il créait uniquement dans la joie. Quelle révolution ! J’ai donc démarré une histoire qui me donnait de la joie. En y réfléchissant, que ce soit hier ou aujourd’hui, j’écris surtout parce que j’ai besoin d’exprimer ma créativité sinon ça me consumme.



Comment s'est déroulé l'écriture du roman (ou des romans) ?

Pour Gardienne de la Forêt, l’écriture s’est faite dans une grande joie créative d'été, continué dans l'hiver et les doutes, terminé en feu d'artifice d'une écriture compulsive jour et nuit, le Graal du mot fin ayant été atteint de nouveau en été. Un cycle d’une année, ce qui est rapide par rapport à ma vitesse d’écriture. Je suis plutôt lente.
Pour les Crins de l’Âme, j’avais quelques dizaines de pages que j’avais laissé de côté. Après Gardienne, j’ai relu l’histoire et j’ai compris que ça manquait d’articulation et d’un vrai début. J’ai donc repris le récit depuis le début qui est devenu cohérent et publiable (rires).



Vous imposez-vous un rythme d'écriture ou écrivez-vous quand l'inspiration est là ?

Je peux passer d’une écriture compulsive, plusieurs heures par jour (ou nuit) à de grandes phases creuses où rien ne vient. Quand ça ne fonctionne plus, en général, c’est que je refuse d’écrire l’histoire comme elle se présente. La plupart du temps je suis kidnapée par les personnages qui ne font que ce qu’ils veulent et si je ne veux pas écrire comme ils le souhaitent, rien ne se passe. Ok, ça fait un peu schyzophrène là (rires) mais bon j’assume !



Pourquoi avoir choisi l'auto-édition ?

Au départ je n'ai pas choisi l'auto-édition par conviction. Je voulais être publiée et j'ai pris le chemin le plus court pour y arriver. Aujourd'hui je sais que ce n'est plus un choix par défaut mais un vrai défi : à la fois écrivain, éditeur, attaché de presse mais quelle belle expérience !



Comment avez-vous vécu l’enthousiasme des premiers lecteurs ? Le retour des critiques, positives comme négatives.

Avec impatience ! Je regardais trois par jour s’il y avait des commentaires, combien de pages avaient été lues. Et pendant l’écriture, c’était l’impatience et les encouragements de mes bêta lectrices (ma sœur, les copines, mes enfants) qui m’ont portée. Pour les critiques, j’apprécie chaque avis : les positifs encouragent à continuer d’écrire et les négatifs à s’améliorer.



Comment s'est passé le choix de la couverture du roman ? Y avez-vous participé ? Si non, qu'auriez-vous changé ?

Pour la couverture de Gardienne, c’est ma fille qui l’a réalisée. Je lui ai un peu extorqué parce que je ne suis pas sûre qu’elle voulait travailler dessus. Mais je peux être très persuasive. (rire sardonique). En fait je pense qu’elle ne se sentait pas assez sûre d’elle mais je ne changerai rien parce que c’est une de ses œuvres.
Pour la couverture des Crins de l’Âme, j’avais monté une couverture autour d’une photo de crins d’une de mes juments. Récemment l’ami artiste-peintre (le même que précédemment) m’a offert une peinture aux pigments naturels comme nouvelle couverture. Elle est évidemment beaucoup plus belle ! J’ai donné vaguement mon avis et il avait une idée précise qui correspond tout à fait à l’ambiance du lire. Donc je l’ai laissé faire. Et je n’ai aucun regret.



Si vous pouviez donner vie à l'un de vos personnages, lequel choisisseriez-vous et pourquoi ?

Mais ils sont déjà tous en vie puisqu’ils sont lus et vivent dans les pensées et souvenirs des lecteurs ! Non ? Plus sérieusement, j’aime beaucoup Inaki (le serpent de Gardienne de la forêt) pour son côté déterminé et sadique. Il est aussi très fiable. J’ai un petit faible pour Duncan (le corbeau) parce qu’il peut plonger dans le vide de tous les possibles. Ca serait sympa d’y faire un tour quand je doute et que je suis en panne d’inspiration. (Rires)



Sur quel projet êtes-vous en ce moment ?

Je devais travailler sur le tome 2 des Crins de l’Âme quand une autre histoire m’a percutée. J’ai donc démarré l’écriture d’une dark fantasy. Pour l’instant j’en suis à 11000 mots en quelques jours. Donc si le rythme se maintient, je devrai terminer avant l’été. Si je résiste, ça prendra beaucoup plus longtemps. (Rires)



Auriez-vous des conseils d'écriture pour nos jeunes débutants ?

Je me sens débutante moi-même donc je ne suis pas sûre de pouvoir donner des conseils intéressants. Je pourrai dire que lire énormément donne du vocabulaire et permet d’acquérir un style plus riche. Ensuite il y a des forums pour s’encourager mutuellement à aller au bout de son roman et recevoir les premiers avis. Je pense en particulier au forum : http://jeunesecrivains.superforum.fr Enfin ne jamais renoncer, recommencer, chercher d’autres façons d’écrire, écouter, rester ouvert.



Un petit mot pour la fin ?


Merci de donner une belle visibilité aux auteurs auto-édités. Et aux lecteurs, n’hésitez pas à donner votre avis, même quelques mots, c’est important de nous encourager et de permettre aux livres de remonter dans les classements. Nous l’écrivons, vous le faites vivre !  


1 commentaire:

  1. J'aime beaucoup le principe d'interview d'écrivains auto édités ! Je ne connaissais pas cette auteure, mais je regarderai de plus près 😊

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A ton tour de parler ☺