21 août 2014

Gueule de bois



Auteur : Olivier Maulin
Nationalité : Française
Editions : Denoël
Nombre de pages : 224 pages
Date de sortie : 21 Août 2014
Format : Grand - Broché
Genre : Humour - Réflexion
Prix : 18 €

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Tout commence par une gigantesque nuit d’ivresse. Pierre, journaliste pour le magazineSanté pour tous, boit un coup avec un collègue après s’être rendu à une conférence de presse. De plus en plus ivres, ils défilent de bar en bar et leur groupe s'agrandit. Entre Fanfan, grand dépressif, Ollier, alcoolique désabusé, Bassefosse, critique d’art sur le carreau, et Pierre, lui-même enclin à la folie douce, la bande va vivre des aventures absurdes et délirantes. Ces pérégrinations, qui oscillent entre farce rabelaisienne et parodie du milieu mondain et littéraire parisien, offrent aussi une réflexion existentielle et lucide, aux antipodes du politiquement correct, sur notre société trop policée. À l’instar d’un Michel Audiard ou d’un Frédéric Dard, Olivier Maulin n’a pas son pareil pour parler de son temps en dézinguant à tout va, avec la plus grande humanité. Un véritable rugissement littéraire.
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Intriguée par son résumé, je me suis plongée dans ce roman, tête baissée, mais pleine d'espoir.

J'ai accroché au personnage principal, Pierre, qui mène son petit train de vie ne loupant pas une occasion de prendre l'apéro. Accompagné d'un collègue, ils vont se livrer verres après verres, acceptant au fur et à mesure des compagnons de routes, plus uniques les uns que les autres, avec une personnalité, un vécu qu'ils dévoilent à leur tour. L'aventure aurait pu être de simples hommes autour d'une traînée de verres, mais essayer de garder au calme un groupe d'hommes ivres ...

L'humour est, bien entendu, présent, et ce, dès le début. Pierre nous décrit sa vie d'une manière bien tranchée, faisant sourire. Le personnage qui m'a toutefois tiré le plus de sourires est Fanfan, le dépressif. Non pas que sa misère soit hilarante, mais il se plaint tellement souvent que l'on passe de l'agacement au rire, l'attendant à chaque tournant et les répliques de ses camarades n'aident pas à garder son sérieux. Au début, j'ai eu beaucoup de mal avec l'artiste, Bertrand Bassefosse, qui me paraissait coincé, totalement bourge alors qu'il est dandy et puis ... Au fil des verres qu'il enchaîne, il se dévoile sous un autre jour, bien plus intéressant.
Le plus impressionnant dans ce livre est toute la réflexion sur notre vie, notre contexte politique avec le politiquement correct, que dégage le récit de nos protagonistes. Je suis ressortie de leur aventure avec cette sensation d'avoir appris quelque chose, d'avoir compris Pierre et ses compagnons. Chose que je n'y attendais absolument pas !
Pour autant, j'ai été freinée dans ma lecture par la suite des événements, étant un peu perdue, n'ayant pas connu ce monde des gueules de bois, l'histoire me paraissait un peu fantastique.

C'est un grand bonheur d'avoir pu découvrir cette histoire, mais surtout son auteur, Olivier Maulin. De plus en plus, les auteurs français me fascinent, mais il arrive à se dégager avec sa manière d'écrire, de voir les choses de la vie. J'ai été surprise de découvrir qu'il s'agissait de son 8ème roman, n'ayant jamais entendu parlé de lui auparavant. Je me laisserais bien tenter par l'un de ses romans précédents et aussi par les futurs (??). Avis aux amateurs, laissez-vous tenter !





1 commentaire:

  1. J'ai vraiment hésité à le demander celui-çi. Après avoir lu ton avis, je pense que je me laisserais peut-être tenté :)

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A ton tour de parler ☺