24 mars 2017

Le secret d'Amy-Lee

Couverture Le secret d'Amy-Lee

Auteur : Marc Burker
Editions : Lir's Editions
Collection : Fantastique
Nombre de pages : 279 pages
Date de parution : 2016
Format : Grand






Charlotte Noblet, une charmante retraitée de soixante-quinze ans à la langue bien pendue, est envoyée contre son gré dans une maison pour personnes âgées.
Weysley Townsend, un agent du FBI trentenaire, est affecté à la section des « Affaires Non Classées » de New-York.
Amy-Lee Mac Gowan, une entité fantomatique, erre dans le tunnel désaffecté d’une maison de repos abritant des pensionnaires pas comme les autres.
Au hasard des rencontres, les chemins de ces trois personnages atypiques vont se croiser suite à des évènements hors du commun, mais tous n’en sortiront pas indemnes.
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Je tiens à remercier Livr'S Editions et m'excuser de ce retard de chronique, je me suis totalement perdue dans ce que j'avais publié ou non ... 


A travers ce roman, je dois dire que j'avançais de surprises en surprises ! Pour commencer, parlons des trois protagonistes de cette histoire. 

Si Charlotte Noblet est, contre son gré, dans une maison de retraite, elle y fera rapidement la connaissance de sa voisine de chambret, qui embellira sa vie, puis l'entraînera dans une chasse aux fantômes dans le sous-sol de cette maison de retraite. C'est alors que notre Charlotte croisera une brume fantômatique, Amy-Lee ! 
En dehors du fait qu'elle soit un spectre, elle possède un secret que Charlotte partagera, mais qui ne sera pas sans danger. C'est alors qu'intervient Wesley Townsend, un agent du FBI enquêtant sur une étrange affaire en lien avec cette maison de retraite.


Je dois dire que l'histoire est particulièrement originale, ce n'est pas tout les jours que l'on peut se venter d'une telle situation dans son roman. Amy-Lee représente bien plus qu'un simple fantôme perdu, errant dans une maison de retraite. D'ailleurs, pourquoi cet endroit ? Est-elle un symbole de paix et d'amour ou tout le contraire ? Beaucoup de questions dont les réponses se dissimulent au court de la lecture. Marc Burker a un talent qu'il n'hésite pas à appliquer et coucher sur du papier, pour le plus grand plaisir du lecteur.

Charlotte m'a marquée par sa façon de voir les choses et ce qui lui arrive est un brin de bonheur avec une épée de Damoclès au dessus d'elle, chose que personne ne mérite. 
J'ai très facilement été entraînée par le style de l'auteur, les rebondissements de l'histoire, dans sa globalité j'en garde un très bon souvenirs et j'en suis un peu triste de le voir dans l'ombre de toutes ces publications. Si jamais l'occasion de présente à vous, j'en serais ravie de connaître votre avis !



Wings, tome 1

Couverture Ailes / Wings, tome 1


Auteure : Aprylinne Pike
Editions : Pocket
Collection : Jeunesse
Nombre de pages : 320 pages
Date de parution : 2011
Saga : Wings / Ailes
Nombre de tomes : 4 - Terminé
Format : Grand






Laurel, fascinée, fixait les pâles choses avec de grands yeux. Elles étaient terriblement belles – trop belles pour l’exprimer en mots. Laurel se tourna de nouveau vers la glace, son regard sur les pétales voltigeant à côté de sa tête. Ils ressemblaient presque à des ailes. Dans ce récit extraordinaire de magie et d’intrigue, d’amour et de danger, toutes vos certitudes sur les fées seront transformées à jamais.
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Wings est la première saga d'Aprylinne Pike et je dois dire qu'elle arrive a bien s'en sortir.
On y découvre une auteure qui a beaucoup à dire et elle le fait parfaitement bien, mais peut-être un peu trop jeunesse pour moi.


Pour son premier roman, l'auteure nous plonge dans un univers très féérique où elle s'approprie une particularité à ces fées, ce qui donne un bon présage pour la saga, mais malheureusement, j'ai très rapidement été perturbée dans ma lecture par le personnage principal, Laurel. Cette demoiselle n'a rien de bien méchant, excepté son âge un peu trop éloigné du mien, donc dans ses choix, sa façon de réagir ou encore ses paroles, je n'ai pas forcément compris ou acccepté cela. Alors oui, je ne suis qu'une lectrice et je respecte entièrement le travail de l'auteure, je ne souhaite pas le discuter, je dis simplement ce que j'ai pu ressentir. Ce bloquage n'a pas pu me faire profiter entièrement du potentiel de l'histoire, mais je trouve que cela peut amener à un point important : L'évolution de l'histoire et de Laurel. 



Ce qui est certain, c'est que ce premier tome reste très facile à lire, très simple à comprendre, mais on ressent quand même l'envie de fournir plusieurs détails qui auront leur importance par la suite. C'est donc ce qui me fera continuer cette saga, mais si jamais je ne constate pas de changements, je stopperais. Affaire à suivre !




23 mars 2017

#JeudiAutoEdition - Qui sont ces auteurs ? #22



Le #JeudiAutoEdition est un rendez-vous que je suis de très près depuis un petit moment et n'ayant pas toujours une lecture sous la main, je préfère mettre en avant un ou une auteur auto-éditée, ce qui, je l'espère, vous permettra de le ou la connaître un peu plus et pourquoi pas, la curiosité fera le reste ... 






Cette semaine, c'est au tour de Paul Eric Allegraud



Pour commencer, pouvez-vous nous faire une petite présentation rapide pour ceux et celles qui ne vous connaissent pas encore ? (D'où vous venez, les études faites, etc.)

Bonjour,
Je m’appelle Paul Eric Allegraud, mais j’ai quelques « alias » sur lesquels je reviendrai…
J’habite en zone rurale, dans le nord du département de la Loire, ce qui n’est peut-être pas le meilleur endroit pour la culture, hormis celle de la vigne, mais on y respire un air à peu près pur. C’est aussi la région dans laquelle je suis né, en 1958. Je m’en étais éloigné durant de longues années, mais j’ai fini par y revenir.
Enfant, j’étais un élève doué, mais j’ai rapidement commencé à avoir quelques problèmes avec le système éducatif, ce qui m’a poussé à me réfugier dans la lecture et à m’évader par la pensée, avant de fuir, dès que j’en ai eu l’âge, une scolarité de toute façon mal emmanchée. C’est donc en autodidacte que j’ai tracé mon chemin qui m’a entraîné de nombreuses années vers le spectacle vivant − cirque, théâtre −, sans jamais m’éloigner vraiment de l’écriture. Mais j’ai concrétisé assez tardivement cet éternel amour…



Quel est votre univers livresque ?


Vers dix, douze ans, j’alternais les livres de la Bibliothèque Verte (Le club des cinq, entre autres) et les classiques comme Jules Verne ou Jack London, puis, un peu plus tard la série des Bob Morane et les BD avec Hervé Bazin ou Troyat. Ado, c’était Giono ou Sartre qui succédaient à Kerouac ou Lovecraft, Van Voght et Asimov à Raymond Chandler ou Dashiell Hammett. Plus tard, encore, j’ai continué à lire des polars et de la SF, mais pas de façon exclusive, même si ce sont sans doute les genres littéraires que j’ai le plus fréquentés.
Bref, j’ai toujours été assez hétéroclite dans mes choix, rien d’étonnant, donc, qu’en écriture aussi, je me sois essayé à divers genres. Et ce n’est pas fini !





Qui vous a donné l'envie d'écrire à votre tour ? Quel est votre objectif lorsque vous écrivez ? (Donner du plaisir, vous évader, faire partager, etc.)


Comme beaucoup, je pense, j’ai d’abord écrit de la poésie… Jamais publiée ! Et puis j’ai eu une période haine/amour avec l’écriture… Avec les mots. Il me semblait qu’il aurait été vain de poser un mot de plus sur du papier, sinon pour écrire « l’œuvre ultime » que bien entendu, je me sentais bien incapable de créer…
C’est Philippe Djian, dont j’ai découvert les livres après avoir vu le film « 37,2 le matin », tiré du roman éponyme, qui m’a donné envie d’écrire. Ou plutôt envie d’oser. Ses romans cassaient tous les codes de ce que j’avais vu jusqu’alors… Pour moi, ça a été une révélation, genre : « Ah oui ! On a le droit d’écrire comme ça ! » À cette époque, c’est-à-dire peu de temps après avoir découvert cet auteur, j’avais commencé un roman, arrêté vingt fois et recommencé tout autant, mais jamais achevé.
Mais j’avais aussi bien d’autres centres d’intérêt, il m’a fallu encore de nombreuses années avant de me consacrer vraiment à l’écriture.
Entre temps, j’ai quand même couché quelques sketches sur le papier, pour moi ou pour des copains, j’ai fait une adaptation théâtrale de Jacques le Fataliste (de Diderot) et j’ai réalisé la mise en écriture d’une création collective d’un groupe d’ados pour l’atelier théâtral que j’animais (La concierge est dans l’escalier).
C’est seulement en 2012, après une période de six ans pendant laquelle je m’étais éloigné (malgré moi) de toute activité créative, que j’ai commencé à me tourner réellement vers l’écriture. J’ai d’abord écrit essentiellement des nouvelles, dont quelques-unes ont été en finale sur le site « Short Édition », avant de me lancer dans l’écriture de mon premier roman.
Et s’il faut parler de mes objectifs, très égoïstement, le premier fut d’abord de me faire plaisir. Après, le plaisir de mes lecteurs contribue aussi à mon plaisir… Bon, je parle de plaisir, et ça peut donner l’impression que je fais de l’écriture un simple loisir destiné à ma distraction… Que d’une certaine manière, je m’en fiche un peu, pourvu que j’y trouve ce plaisir, justement… En vérité, on en est loin ! Mon plaisir passe par une exigence que sont loin d’avoir tous les auteurs indépendants que j’ai pu lire. Pour « Les sbires d’Agouna », je l’ai dit, je ne connaissais pas grand-chose au monde du livre. J’ai fait pas mal d’erreurs, dont celle de trop me presser. J’ai travaillé tout seul dans mon coin, sans demander conseil à quiconque, sans bêta-lecture, sans retour d’aucune sorte… Résultat, la première version contenait encore beaucoup de coquilles, sans parler d’un problème de mise en page sur les tout premiers exemplaires. Plus tard, j’ai découvert qu’il existait des correcteurs professionnels et des passionnés disposés à faire des bêta-lectures. Mon exigence de qualité en a été renforcée.



Comment s'est déroulé l'écriture du roman (ou des romans) ?

C’est une circonstance malheureuse qui m’a poussé à écrire le premier « Poljack ». J’étais inscrit sur un site communautaire où nous étions une douzaine de personnes à nous éclater avec des petits jeux littéraires. Dans ce groupe, une des participantes nous proposait régulièrement ce qu’elle appelait ses voyages virtuels. En fait, elle nous donnait une destination − le plus souvent imaginaire −, quelques indications au fur et à mesure de l’avancée du voyage, et chacun racontait ce périple à sa manière. Le truc durait sur une période de plusieurs semaines, tout le monde n’écrivant pas au même rythme. Bien entendu, nous partagions ces textes directement sur le forum. Nous étions une poignée de fidèles à ne jamais manquer ces voyages virtuels, et parmi nous, l’un des participants (appelons-le Christian) se détachait du lot par son entrain communicatif. D’un point de vue purement littéraire, il écrivait très mal (fautes d’orthographe, de syntaxe, manque de vocabulaire), mais il avait une imagination débordante et pleine d’humour, et ne se mettait pas de frein. Ses textes étaient parmi les plus suivis. De mon côté, dans le groupe, j’étais considéré comme le seul à vraiment « savoir écrire » et tout le monde me disait que j’avais l’étoffe d’un romancier. Christian étais mon premier fan. Au printemps 2014, nous venions d’attaquer un nouveau jeu du genre 15 mots à placer dans un texte, mais avec des consignes supplémentaires. Il y avait sept propositions, sept listes de mots, libre à chacun de choisir celle qui lui convenait. Comme d’habitude, Christian et moi fûmes les premiers à rendre notre copie. Et comme d’habitude, nous nous défiâmes d’attaquer une nouvelle liste. Mon ami ne rendit jamais d’autres textes. On apprit son décès brutal quelques jours plus tard. Pour lui rendre hommage, et parce qu’il aurait voulu lire un roman signé de mon nom, j’ai décidé de reprendre le premier texte de ce jeu et d’en faire un roman. Ça a donné « Les sbires d’Agouna ».
Poljack était le pseudo dont je me servais sur ce site. Lorsque nous écrivions ces fameux « voyages virtuels », chacun parlait comme si c’était lui-même qui l’effectuait. Mon personnage s’est donc tout naturellement appelé ainsi. Celui de mes romans découle directement de ce personnage que j’avais inventé alors. J’ai donc gardé ce nom, qui chez certains de mes lecteurs, est aussi devenu mon « alias ».
Après avoir écrit ce premier roman, je me suis dit que Poljack avait encore bien des aventures à vivre, alors je continue. En 2015, j’ai sorti le deuxième opus, « La momie drômoise », et le troisième devrait arriver ce printemps 2017.
En 2016, j’ai fait totalement autre chose, puisque j’ai édité « Valse Oddity », un roman de science-fiction dont la trame repose avant tout sur les rapports humains, au sein un groupe de jeunes en formation pour une mission dans l’espace lointain. Je voulais que mes écrits SF soient bien différenciés de la série Poljack, je l’ai donc sorti sous le pseudonyme de Caudrilla Pleurage qui est une anagramme de mon Paul Eric Allegraud.




Vous imposez-vous un rythme d'écriture ou écrivez-vous quand l'inspiration est là ?


Je ne m’impose rien. Je ne me donne pas de date de publication, donc pas de stress… Bien sûr, j’essaie d’être un minimum régulier, mais parfois les circonstances nous détournent de ce qu’on voudrait faire. D’autre part, certains jours, je peux sortir trois pages sans respirer, d’autres moments je patine dans la choucroute et je ponds péniblement dix lignes. Mais je sais que rien ne sert de forcer. Pourquoi se donner un objectif chiffré et aligner deux-mille mots d’un coup, si à la relecture on en balance les trois quarts ? Si l’on se met à travailler pour faire de la production, je crois qu’on se détourne de ce pour quoi on écrit. Enfin, je prêche pour mon église, parce que c’est vrai que ce genre d’écrivain existe et que le business du livre tend de plus en plus vers une littérature calibrée et bien « packagée », au détriment d’un travail d’auteur plus artisanal… Et là, j’en viens à la question suivante :




Pourquoi avoir choisi l'auto-édition ?


Justement, même si ce n’était pas aussi clair, dans ma tête, au moment où j’ai sorti mon premier livre, c’est un peu à cause de ce que j’ai dit juste au-dessus, d’un ensemble de fait autour de l’édition dont je commençais tout juste à prendre conscience. En réalité, quand j’ai écrit « Les sbires d’Agouna », je l’ai mis en ligne au fur et à mesure de son avancée, pour tous les amis de Christian et du groupe d’écriture… Tous savaient que c’était en son hommage, et m’ont donc poussé à le publier. À l’époque, je n’y connaissais pas grand-chose, mais je savais quand même que proposer mon roman à un éditeur, c’était un chemin de croix, que ça prendrait un siècle et que je n’étais même pas sûr d’intéresser un directeur de collection, même si mes amis trouvaient mon travail génial ! Comme j’avais entendu parler de l’auto-édition, je me suis lancé dans l’aventure, tout seul comme un grand, vu qu’à l’époque j’ignorais que sur les réseaux sociaux on pouvait croiser des gens super prêts à tendre la main.
J’avais déjà conscience d’une évolution pas toujours dans le bon sens du métier d’éditeur, mais je ne savais pas jusqu’à quel point. L’expérience et la fréquentation d’autres auteurs m’ont permis d’affiner ma vision des choses. Je ne vais pas me lancer dans une étude comparative des bienfaits et des défauts de l’édition traditionnelle ou du milieu de l’auto-édition, ça prendrait un livre ! Mais je pense qu’on est dans une époque charnière où l’édition traditionnelle n’a pas fini sa mue, tandis que l’auto-édition n’a pas atteint sa maturité.
Alors, pour le moment, je continue à m’auto-éditer, mais je ne me raconte pas d’histoire, si demain un éditeur sérieux vient me tendre la main, je ne lui tournerais pas forcément le dos. Par contre je serais très vigilant sur le contrat qu’il me propose. Mais s’il me paraît acceptable, je signerais, tout simplement parce que le temps que je consacre à faire le boulot d’éditeur, je ne le passe pas à écrire… Et franchement, la mise en page, la promo et tout ça, ce n’est pas vraiment le genre de boulot que me donne envie de me lever le matin !




Comment avez-vous vécu l’enthousiasme des premiers lecteurs ? Le retour des critiques, positives comme négatives.

Pour la sortie de mon premier, j’avais mis deux ou trois exemplaires en vente chez le buraliste de mon village. Ma première belle surprise, c’est quand une habitante de la commune est venue frapper à ma porte, mon roman à la main, pour me demander une dédicace. C’est toujours ma fan number one ! Par la suite, j’ai eu d’autres retours enthousiasmes, mais ce qui m’a vraiment réjoui, c’est de voir, lors de la signature du deuxième (La momie drômoise), les lecteurs du premier se précipiter pour l’acquérir. Quel auteur n’en serait pas heureux ? Les quelques commentaires déposés sur Amazon ont ajouté une nouvelle couche de pommade bienfaisante, mais j’en veux bien encore !
Malgré la présence de coquille dans le premier (surtout sa première version), je n’ai guère eu de retours négatifs, et quand il y en a eu, ils concernaient principalement une particularité que les gens adorent ou détestent : Poljack s’adresse directement aux lecteurs, et parfois de façon un peu agressive. Certains, peut-être parce que d’une certaine façon, ils se sentent personnellement visés et ne voient plus le second degré, m’ont reproché cette approche. Mais comme je n’écris pas pour plaire à tout le monde, il est hors de question que je me plie à ce genre de critiques. Après tout, ça fait aussi partie de mon personnage. Changer ma façon d’écrire, supprimer cette particularité, ce serait le dénaturer. Et me dénaturer !
Dans tous les cas, je suis sensible à la critique, mais j’essaie, quand elle est négative, de ne pas réagir à chaud et d’en tirer quelque chose de constructif. À condition, bien sûr, qu’elle aille dans ce sens. Ou qu’elle ne repose pas sur une incompréhension, comme j’ai pu le voir une fois. D’un autre côté, comme je suis aussi chroniqueur, une fois mon papier écrit sur tel ou tel bouquin, je vais souvent voir l’avis des autres… Je me rends compte que chez les lecteurs, le niveau d’exigence n’est pas partout le même. J’ai vu des romans mal écrits, avec des fautes de syntaxe, des phrases mal tournées, être encensés par des chroniqueurs simplement parce que l’histoire leur avait plu. J’ai vu aussi un bon bouquin se prendre une seule étoile parce que le lecteur l’avait acheté en version numérique et préférait le papier ! Comme quoi, la critique… Ce n’est pas une science exacte, mais au moins certains savent argumenter leur prise de position. Ce sont ceux-là, que leur avis soit favorable ou non, qui apportent de l’intérêt à ces échanges auteurs/chroniqueurs.



Comment s'est passé le choix de la couverture du roman ? Y avez-vous participé ? Si non, qu'auriez-vous changé ?


Pour « Les sbires d’Agouna », un pote m’avait proposé de m’aider à la couverture. Il m’a fait plusieurs propositions, et celle que j’ai retenue me semblait bien refléter le roman… Elle a été très mal perçue. Je crois que la plupart des gens ne comprenait pas le rapport entre l’image et le texte, alors que pour moi, il semblait évident… Pour « La momie drômoise », j’ai fait la couverture moi-même, mais j’en suis à la deuxième et je ne suis toujours pas réellement satisfait. Mais il est vrai que ce n’est pas mon métier ! La couverture de « Valse Oddity » est aussi de mon cru. C’est la seule que je trouve à peu près valable.
Pour la série des Poljack, je rêve de trouver un illustrateur qui puisse harmoniser les différentes couvertures, mais je n’ai malheureusement pas les moyens de le payer, alors ça attendra encore.



Si vous pouviez donner vie à l'un de vos personnages, lequel choisiriez-vous et pourquoi ?


Je verrais bien Poljack prendre vie au cinéma… Par contre, dans la réalité, je ne suis pas certain qu’il aurait sa place. Et puis je me dis qu’il faut laisser les personnages de fiction dans la fiction… Sinon, on n’est plus romancier, mais journaliste. Les personnages de « Valse Oddity » ne sont pas encore nés, puisque l’action se passe à la fin du XXIème siècle, mais qui sait, ils pourraient très bien exister, d’ici quelques décennies, puisqu’il s’agit d’un roman d’anticipation.



Sur quel projet êtes-vous en ce moment ?

Comme je l’ai dit plus haut, je termine le troisième Poljack qui devrait s’appelait (Attention, scoop !) « Les perles de l’Indus ». Il devrait sortir au printemps prochain.
En parallèle, j’ai déjà un plan de travail et quelques notes pour le prochain roman SF de Caudrilla Pleurage. Comme le premier, son titre s’inspirera de celui d’un morceau rock très connu, mais là, il est encore trop tôt pour en dévoiler plus (même si je connais déjà lequel). Pour celui-ci, je n’ai pas de date de sortie, mais ça ne sera probablement pas avant 2018. Fin 2017 au plus tôt.




Auriez-vous des conseils d'écriture pour nos jeunes débutants ?

Je sais que l’écriture est un travail solitaire − la plupart du temps, en tout cas −, mais s’il y a un seul conseil à donner, c’est de ne pas rester seul dans son coin, de s’entourer de bêta-lecteurs, et de préférence, pas des proches. Notre entourage ne sera jamais (à quelques exceptions près) capable d’un retour objectif. Là, c’est mon expérience de chroniqueur qui parle. Il m’est arrivé plus d’une fois, lors de discussion avec des auteurs, à propos des faiblesses de leur texte, d’apprendre que c’était un de leurs proches qui avait fait office de relecteur… Bien des défauts auraient sans doute pu être évités s’ils étaient passés au tamis d’un bêta-lecteur indépendant, ou d’un correcteur professionnel. Encore que là encore, il vaut mieux travailler avec un pro qui a fait ses preuves. Dernièrement, j’ai eu à chroniquer un roman qui souffrait de pas mal d’erreurs. Son auteur avait pourtant payé une correctrice « professionnelle »…
Sur les plateformes comme Wattpad, on peut profiter des conseils d’une communauté, mais je m’en méfie un peu. On voit souvent des groupes se former autour d’un genre de prédilection et d’un niveau d’écriture… les gens finissent par se congratuler entre eux, mais il n’y a plus de recul, et surtout, il n’y a pas toujours les connaissances requises…
C’est bien beau de dire « on est tous auteurs »… mais écrire pour soi et ses quelques potes qui partagent les mêmes centres d’intérêt, c’est une chose, écrire pour le plus grand nombre, c’en est une autre. On voit, sur Amazon, des gens publier alors qu’ils n’ont même pas le niveau de français d’un élève de cinquième !
Moi, en tant que lecteur, je suis exigeant, alors si vous voulez être auteur, le minimum, c’est de l’être aussi et de présenter, quelque soit le genre et le style, une œuvre sans faille. Une histoire, même très originale, ne fait pas tout. Il faut encore savoir la raconter dans un style personnel, et surtout dans un langage correct. Quand je dis correct, je ne parle pas de politiquement correct. On peut très bien écrire avec un langage très cru, mais l’écrit, ce n’est pas le parler. Ce n’est pas l’ouïe qui travaille,
mais la vue ! Un phrase bancale qui passera oralement sera immédiatement mal perçue à la lecture. Une personne qui ne maîtrise pas le français n’écrira jamais un « grand livre » pas plus qu’une autre qui ne maîtrise pas le dessin ne se retrouvera au Louvre.


Un petit mot pour la fin ?

Pour terminer, j’invite ceux qui veulent en savoir plus à se rendre sur mon blog : http://poljackleblog.blogspot.fr/

Vous y trouverez non seulement des informations me concernant, mais aussi ma bibliographie, mes chroniques, et même quelques coups de gueule (Le raton râleur).

À propos de mes livres, « La momie drômoise », c’est par là : https://goo.gl/oHOsFi
et « Valse Oddity », par ici : https://goo.gl/rNDTpD

N’hésitez pas à me contacter via mon blog, si vous souhaitez une chronique de votre roman, ou simplement échanger sur le travail d’auteur.

Throwback Thursday Livresque #12

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Voici le Throwback Thursday Livresque ! 
Conçu sur le même principe que le Throwback Thursday d’Instagram mais vraiment concentré sur les livres ! Ainsi chaque semaine BettyRose Books fixera un thème et il faudra partager la lecture correspondante (une seule) à ce thème. 
Ce que permet ce rdv ? 
De ressortir des placards des livres qu’on aime mais dont nous n’avons plus l’occasion de parler, de faire découvrir des livres à vos lecteurs, de se faire plaisir à parler de livres !



Le thème de cette semaine : Plus de 500 pages, un pavé




Couverture Kushiel, tome 1 : La Marque Phèdre nô Delaunay a été vendue par sa mère alors qu'elle n'était qu'une enfant.
Habitant désormais la demeure d'un haut personnage de la noblesse, pour le moins énigmatique, elle y apprend l'histoire, la théologie, la politique et les langues étrangères, mais surtout...
les arts du plaisir.
Car elle possède un don unique, cruel et magnifique, faisant d'elle une espionne précieuse et la plus convoitée des courtisanes.
Rien ne paraît pourtant lui promettre un destin héroïque.
Or, lorsqu'elle découvre par hasard le complot qui pèse sur sa patrie, Terre d'Ange, elle n'a d'autre choix que de passer à l'action.
Commence alors pour elle une aventure épique et déchirante, semée d'embûches, qu'il lui faudra mener jusqu'au bout pour sauver son peuple.



Avec un total de 959 pages, ce roman est un bon pavé ! En prime, dans un univers entièrement créer et pas des plus simples à comprendre, que du bonheur ♥

22 mars 2017

[Cinéma] Underworld - Blood Wars

Underworld - Blood Wars : Affiche

Date de sortie : 15 Février 2017
Réalisateur : Anna Foerster
Durée : 1h31
Saga : Underworld
Nombre de films : 5
Genre : Fantastique


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Dans ce nouvel opus de la franchise de blockbusters,Underworld: Blood Wars suit la chasseuse de lycans Selene face aux agressions brutales des clans lycans et vampires qui l’ont trahie. Avec ses seuls alliés, David  et son père Thomas, elle doit mettre fin à la guerre sempiternelle entre les deux clans, même si cela implique pour elle de faire le sacrifice ultime.

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Underwolrd est LA saga que je suis depuis le début et que j'apprécie de films en films ! Ce 5ème était tellement attendu, qu'attendre encore était impossible, je devais le voir de toute urgence ☺ 

Pour ceux qui ne connaissent pas encore, cette sage met en avant une guerre entre vampires et Lycans qui fait rage, bien cachée des humains, depuis des millénaires. Nous suivons depuis le 1er film, Sélène, un soldat vampire des plus fidèles à son espèce, jusqu'à ce qu'elle rencontre Michaël, un humain qui se fait mordre par les deux espèces et deient donc le seul et unique hybride, très convoité. 
Malheuresement, je ne peux pas continuer ma chronique sans spoiler, je conseille donc à toutes personnes n'ayant rien vu encore ou pas à ce stade de stopper là ... Je m'en voudrais de gâcher ce plaisir.

Underworld - Blood Wars : Photo Kate Beckinsale


Pour les autres, Sélène est donc très perturbée par la disparition de Michaël, son grand amour, mais aussi et surtout par le rejet violent de leur fille, dont elle n'a plus aucune nouvelles. Toujours rejetée par son clan et chassée par les Lycans, elle mène donc une vie de renégat en compagnie de David, mais ceci sera changé lorsqu'elle est rappellée auprès des siens afin qu'elle leur apprenne à combattre des Lycans devenu bien plus forts et bien plus intelligents, menés par Marius. 

Du début à la fin de ce film, je dois dire que le temps de blabla est beaucoup réduit par rapport au reste des films, l'action est bien plus présentes, les combats s'enchaînent, mais peut-être un peu trop, ce qui condence l'histoire et donne une impression de rapidité qui peut attrister les fans.  Heureusement, Kate Beckinsale balaie cette impression et nous sublime par son talent et son jeu d'actrice, car Sélène est comme dans mes souvenirs, toujours aussi fidèle à elle-même, mais ici, la Sélène 2.0 est tout simplement WOAW ! Le reste du casting est sublime aussi, j'ai juste eu beaucoup de mal avec le personnage de Semira, mais cela n'a rien à voir avec le jeu de Lara Pulver ! Juste le personnage en lui-même ☺
J'ai toutefois eu un petit sourire quand j'ai revu les personnages de David, interprété par Theo James (Divergent, par exemple) ou encore Marius, interprété par Tobias Menzies que j'ai connu à travers Outlander (Frank/Black Jack Randall)


Underworld - Blood Wars : Photo Theo James


Honnêtement, j'espère qu'un sixième opus est prévu parce que la saga ne peut pas se terminer ainsi, impossible ou alors la production souhaite la haine des fans ! Pour le moment, aucune information n'a été mise sur le net, mais je pris les dieux !
Je ne me lasse pas de cette saga et ce 5ème volet ne fait que confirmer mon adoration pour Kate Beckinsale et Sélène (l'une n'allant pas sans l'autre ♥) et si vous aimez les histoires de vampires et Lycans, je pense que cela peut attirer votre attention. 



Cherche et trouve - Princesses & chevaliers


Auteur : Thierry Laval
Illustrations : Yann Couvin
Editions : Seuil 
Collection : Cherche et trouve

Nombre de pages : 22 pages

Date de sortie : 06 Avril 2017
Public : A partir de 3 ans





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Joue a retrouver dans les tableaux les personnages, animaux ou objets dessinés sur les volets de ce livre. Alors ...
Cherche et trouve
Princesses et Chevaliers
dans la cité,
à la campagne,
chez les vikings,
pendant le siège du château, 
lors de la visite du roi.
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Cette collection fêtant ses 10 ans, nous avions eu l'honneur de recevoir le format géant et nous avons passer des heures folles à chercher chaque objet ! Pour marquer le coup, les éditions du Seuil relance chaque numéro avec un nouveau coup de crayons, toujours mené par Thierry Laval & Yann Couvin.




Ce thème de Princesses et Chevaliers laissait d'entrer de jeu, une idée d'évasion, un peu de magie, mais très vite on peut s'appercevoir que les décor tournent beaucoup sur le château en lui-même et sa cour.

Cela n'a pas que du mauvais, l'enfant peut apprendre beaucoup de choses d'antan sur la vie que l'on y menait, les différents statuts hiérarchiques en passant par les mendiants et le roi, mais aussi sur la construction, les loisirs etc. Même si pour la plupart des mots, je n'avais aucune difficultés, pour certains, j'ai eu un gros sentiments d'avoir loupé plusieurs cours d'école ! Par exemple : Un maure, un dinandier ou encore une quintaine ! (N'hésitez surtout pas à me signaler votre solitude si, comme moi, ces mots sont un langage alien pour vous, cela me rassurerait !)
Outre le petit check up sur internet ou dans le dictionnaire, cela permet un bon moment d'apprentissage et de fous rires, ainsi montrer à l'enfant qu'il peut avoir un niveau adulte et briller en société !


Si le château est le centre de vie à cette époque, Thierry Laval n'oublie pas de le mettre en situation et d'explorer ses alentours, notamment grâce à la campagne. Les décors sont donc bien détaillés, parfaitement à l'idée de qu'on a de cette partie de l'Histoire et cela peut amener des discussions sur la vie d'avant et de maintenant (et les sujets ne manquent pas !) en fonction de l'âge du petit explorateur. 
Pour les plus jeunes, le plaisir de chercher et trouver seul(e) reste une source de motivation et de joie qui peut se lire très facilement sur leurs visages et c'est un régal pour son accompagnateur. 
En tant que grande amatrice du folklore médiéval, j'ai eu le plaisir d'y croiser quelques références très connues, comme la Licorne, un Dragon ou encore un Griffon ! Bon, ça manque de sorcières et compagnie, mais c'est déjà ça !



En résumé, toujours aucune fausse note pour ici, on prend autant de plaisir à tourner les pages, apprendre, chercher, rires et faire partager aux petits camaradesde notre entourage et leurs parents. Le format de celui-ci étant plus petit, il tient facilement dans un sac et peut se transporter dans la voiture durant les longs trajets (prochainement testé).



21 mars 2017

Sur le divan

Couverture Sur le divan

Auteure : Lizi Cascile
Editions : Auto-Edition
Genre : Romance
Nombre de pages : 234 pages
Date de parution : 10 Février 2017
Format : Numérique





Ça n'aurait dû être qu'une parenthèse, une histoire d'un soir... L'obscurité règne sur le vécu de la jeune Lorelei. Perdue à force de se cacher, elle n'hésite pas à tromper sa meilleure amie au sujet de son état. Traumatisée, complètement à la dérive, elle se cherche dans ses souvenirs et un quotidien qu'elle subit. David, ce beau tatoueur au passé trouble semble déjà la connaître, du moins c'est ce qu'il croit. Alors que sa vie n'est qu'addictions en tout genre, l'amenant dans la tourmente, désormais c'est elle qui l'obsède. Qui sont ces deux patients que le psy tente d'apprivoiser séance après séance ? Entre vieux démons et lourds secrets, c'est sur le divan que tout sera révélé.
"
Suite à une suggestion d'Aivy Frog, je me suis lancée dans cette lecture de Lizi Cascile dont je remercie pour sa confiance !



Sur le divan n'est pas une simple romance comme on en croise dans nos librairies depuis plusieurs mois (effet de mode), on ressent dès les premiers chapitres, des sujets délicats et une romance complexe, mais magnifique. 
Pourquoi ? Et bien, principalement par l'instabilité des personnages principaux, Lorelei et David. Tous deux tourmenté par un évènement, ils tentent de se reconstruire, sans se faire du mal ou du mal aux autres et quoi de plus compliqué lorsqu'ils emménagent ensemble ... Parfois touchants, parfois agaçant, c'est tout un yoyo émotionnel pour eux, comme pour nous qui rythme la lecture.
Nous croisons d'autres personnages, plus ou moins secondaires, comme la meilleure amie de Lorelei, son compagnon (meilleur ami de David), mais surtout le psychologue qui suit nos deux jeunes gens : John Murez ! Je dois dire que ce dernier m'a particulièrement plu (Aivy, en tout bien tout honneur !), il arrive à jongler entre deux caractères bien trempés, les amener sur les meilleures chemins possibles, un psy en or !



En dehors de l'histoire en elle-même et ses personnages, c'est surtout le style qui m'a impressionnée et marquée. Nous ne rencontrons pas un style classique où l'ordre chronologique est suivi, mais ici, c'est pratiquement à chaque fois une conversation entre l'un des personnages et Dr Murez, puis les explications en détails. Je ne sais pas si j'arrive à bien m'expliquer, mais j'espère que j'attirerai votre curiosité ...
J'ai quand même mis un peu de temps pour lire ce roman, non pas pour le livre en lui-même, mais il est vrai que le format numérique use pas mal mes pauvres petits yeux donc je n'en abuse pas et j'évite au maximum de lire la nuit, donc rien à voir avec le travail dingue de Lizi Cascile. 



La romance est un domaine dans lequel je m'y aventure toujours avec prudence et cela se répercute sûrement sur mon jugement par rapport à ce genre littéraire (peu de comparaison), mais cela à du bon : je sais quand la romance me plaît ou non, il n'y a pas d'entre deux. Ici, elle a les bases que j'attendais, plus un style qui ne fait qu'amplifier cette attirance pour l'histoire. Je pense, en toute sincérité, que Sur le divan a autant de chance de satisfaire les fans de romance que tout autre roman publié ces derniers temps. Avis à ceux et celles qui se reconnaîtront : Une idée lecture présentée sur un plateau !